Vendredi, 23 juin

CONFIANCE

La confiance consiste à prendre responsabilité: pour soi-même, l'une de l'autre, notre société et notre planète. Comment pouvons-nous écouter la voix de chacun sur les grandes questions de notre monde?

L’Arche n'a pas la réponse, mais nous cherchons des moyens pour que chaque personne puisse être entendue.

Faire la fête au milieu d’une zone de combats 

Quel est le bon moment pour faire une fête? Lorsque tout va pour le mieux? Quand vous pouvez dormir tranquillement dans votre propre lit, sachant que demain promet d’être pareil à aujourd’hui? Est-ce le meilleur moment? Non! Une fête commence vraiment à la fin d’une longue journée dans une caravane brulante sous le soleil irakien, juste après avoir été chassé de sa maison par les balles et les bombes. Et maintenant vous vivez dans un camp de réfugiés avec des voisins que vous connaissez à peine. Quant à l’avenir… et bien, qui sait, peut-être qu’il n’y aura pas d’avenir. Tout ce qu’il y a, c’est le moment présent. Le moment présent est donc le meilleur, le seul moment pour vous détendre, danser, chanter…

Voilà la fête que Widad Bisher a décrite ce matin dans un atelier de l’Assemblée de la Fédération. Pour ceux d’entre nous qui n’avons jamais vécu dans une zone de combats, ça peut surprendre. Mais Widad l’a vécue, et elle témoigne de cette réalité. Grâce à son atelier aujourd’hui, nous sommes plus de 20 personnes à savoir que quelque part dans un camp de réfugiés au nord de l’Iraq, 200 membres des communautés Joie et Charité se retrouvent et font la fête comme si c’était la dernière. 

Dans plus des cinquante ateliers proposés pendant l’Assemblée, il est permis à certaines personnes de partager la réalité qu’elles vivent; de l’or pur. Et à travers ces expériences de vie, nous pouvons percevoir une réalité bien plus grande.

Et aujourd’hui, grâce au miracle de la technologie de la communication, vous aussi, vous savez qu’il est possible de faire la fête pendant une guerre. Faites le savoir !

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De «pourquoi inclure?» à «comment inclure?»

L'Arche n’est pas un ghetto, n’est pas un château, n’est pas une confession religieuse. Mais il existe une communauté qui s’appelle L'Arche. Et aujourd’hui, nous voyons de plus en plus que pour qu’une communauté puisse vivre son identité réellement, elle ne peut pas rester dans sa zone de confort: nous avons besoin de créer des ponts inclusifs là où on peut, chaque fois que c’est possible et avec toutes sortes de personnes.  
 
Un pont est un simple outil qui permet aux gens de se rejoindre: les ponts permettent de traverser toutes sortes de barrières. Nous avons vu cette semaine pendant l’Assemblée de la Fédération, combien nous aimons traverser des ponts d’inclusion aussi créatifs que des mimes, de simples pictogrammes, des photos, des gestes, des matériaux colorés, des visages expressifs, de l’écoute – pas seulement avec les oreilles, mais avec le cœur. Souvent avec le rire, parfois avec des pleurs, mais toujours avec le désir de se rejoindre sur le pont et se rencontrer en vérité.
 
Cet après-midi les groupes couleurs ont réuni de nombreuses nationalités. Et nous avons écouté les rêves de chacun. Voici le rêve de Johan, qui vient de la Belgique: «Nous sommes de très grands rêveurs à L'Arche. Le rêve de notre groupe est que nous soyons unis et que nous  sortions dans le monde.» Et voici le rêve de Syd qui vient d’Inverness, en Écosse: «Tout le monde est dans le bateau – Alors là, on a besoin d’un plus grand bateau!»
 
À chaque Assemblée de la Fédération, L'Arche fait un pas en avant de plus. Cette année nous apprenons à construire des ponts d’inclusion, pour que tout le monde, littéralement tout le monde, puisse les traverser et être entendu. Il existe une communauté qui s’appelle L'Arche, et c’est précisément ce qu’on y fait. 

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