LDA 119 Septembre 2006 La personne d'abord
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«Cela paraîtra un peu décousu… C’est comme les pièces d’un puzzle en cours. Pierres posées dans le gué pour avancer… sûrement pas le pont complet.»
Avec ces quelques mots, Anne Chabert décrit son article. Mais elle aurait aussi pu décrire ce numéro. «La personne d’abord» veut dire que l’analyse et le rationnel laissent de la place aux impressions personnelles, aux pensées, aux expériences de chacun de nos auteurs.
«Peut-être que ces quelques paragraphes semblent un peu hétéroclites, mais ils expriment certains des défis que j'ai perçus à un niveau personnel (…).» (Mireya de Corrales) «Parler de L’Arche, ça nous fait penser.» (Jean-Pierre Crepieux) Etonnant, que presque tous les auteurs nous envoient cet «avertissement»: attention, je ne veux pas généraliser. Il s’agit de mes impressions personnelles! Ce qui a du sens pour moi, ne l’a peut-être pas pour toi. Mais je veux quand même partager. Ça te fera peut-être réfléchir?
Ceux et celles qui connaissent Bruxelles, se sont peut-être déjà promené au Marché de Midi. Un marché de dimanche, vivant, bruyant même, palpitant, mais aussi chaleureux et doux quand on regarde de près. Bref, humain, plein de personnes qui cherchent et trouvent, qui parlent, se félicitent, se disputent, qui se rencontrent et se séparent pour poursuivre leurs vies. Des «Marchés de Midi» se trouve partout dans le monde. A L’Arche, nous appelons cela communauté: chacun y apporte sa pierre afin de construire le pont complet. «La personne d’abord» est une invitation à regarder de près. A vous de prendre du recul, de recomposer les pierres pour construire le pont!