Les prestataires de services pour les personnes handicapées ne doivent pas être victimes de la crise financière. (Communiqué de presse de l’EASPD)
L’association européenne des prestataires de services pour les personnes handicapées (EASPD), qui représente plus de 8000 organismes prestataires de services sociaux et de santé en Europe, est très inquiète du fait que les personnes handicapées, leurs familles et les prestataires de services souffriront des conséquences de la crise financière, à laquelle ils ne sont pour rien.
Dans des conditions normales, les prestataires de services sociaux et de santé pour les personnes handicapées sont déjà sous-financés dans un certain nombre de pays. L’EASPD appelle à prendre des mesures visant à éviter un impact négatif dû aux troubles économiques actuels.
Franz Wolfmayr, le président de l’EASPD, a déclaré: «
Aujourd’hui plus que jamais, les autorités à tous les niveaux doivent investir dans les personnes. Aujourd’hui plus que jamais, les autorités doivent investir dans les services sociaux, de santé et éducatifs qui aident les gens à rebondir et se réinsérer dans la société. C’est uniquement en facilitant la participation de tous les citoyens, y compris les groupes vulnérables, que nous surmonterons la crise. Une réduction des budgets des secteurs du social et de la santé aura des effets néfastes pour la génération actuelle et celles à venir.»
Exemples d’impact de la crise sur les services Les services sociaux et de santé pour les personnes handicapées sont frappés par la crise de diverses façons :
- Réductions des paiements effectués pour couvrir les coûts de fonctionnement, ce qui signifie que de nombreux prestataires de services se battent désormais pour maintenir leur activité (en Irlande, en Italie, au Portugal)
- L’absence de mise en place des plans d’action et programmes déjà décidés, qui se traduit par une immobilisation du secteur, en particulier dans les pays d’Europe de l’est (en Lituanie, en Roumanie)
- Les ateliers protégés et les agences d’emploi pour les personnes handicapées perdent leurs contrats avec l’industrie et n’ont plus de travail à offrir à leurs travailleurs handicapés (en France, en Autriche et en Belgique)
- En raison du taux croissant de chômage, il devient de plus en plus difficile de trouver du travail pour une personne handicapée (en Italie, en Belgique)
Une action urgente est nécessaire Afin d’éviter que la situation ne se détériore, l’EASPD presse les gouvernements à tous les niveaux, notamment l’Union Européenne, d’investir dans l’infrastructure des services sociaux et de santé. Ce type d’investissement aiderait non seulement à améliorer les conditions de vie des personnes aux besoins particuliers, mais stimulerait également la création d’emplois dans le secteur du bâtiment, faisant ainsi d’une pierre deux coups.
Les gouvernements doivent également établir des priorités dans la création d’emplois et élaborer des schémas d’emploi aidé pour aider les personnes handicapées et autrement désavantagées à entrer sur le marché du travail pour éviter la pauvreté et viser une insertion totale dans la société. Une augmentation du nombre de personnes sur le marché du travail entraînerait une augmentation des contributions nettes au trésor public grâce à l’impôt sur le revenu, et réduirait probablement les dépenses liées aux aides sociales. L’emploi des personnes handicapées contribuera également de façon importante à la viabilité des modèles de protection et de sécurité sociales.
Tous les communiqués de presse de l’EASPD peuvent être téléchargés depuis le site www.easpd.eu.