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Signes d’espérance en Syrie

 

Pour lutter contre l’absurde et la désespérance, la communauté d’Al Safina en Syrie continue son atelier, accueille, visite et aide des réfugiés.

Le conflit est proche du quartier de la communauté: obus, canonnades quasi quotidiennes et avions assourdissants. L’année a été chargée d’événements douloureux. Par exemple, le village de Karim a été détruit, son père, comme beaucoup, a émigré chez un fils aux USA, sa belle-mère est réfugiée. Fêter Noël a été un antidote à la tristesse mortifère.

Au Mina (l’atelier), malgré les difficultés de transport, 25 à 30 personnes viennent tous les matins. L’atelier papier se spécialise dans le carton. La production, très bonne, a été exposée avec succès dans un grand hôtel. De jeunes étudiants de l’Opéra: pianistes, flûtiste, joueurs de oud et de kanoun ont fait la surprise de jouer. Amis et liens sociaux sont vitaux.

Depuis l’afflux de réfugiés dans la périphérie de Damas, la communauté s’engage: un groupe de jeunes handicapées de Doueila vient plusieurs fois par semaine au Mina. Des assistants vont aider un autre centre à Bab Moussalla. Lina avec des assistants du foyer visite des familles dans des écoles. Marie organise le paiement de loyer pour certains.

Devant tant de malheurs, il y a tant de petits signes d’espérance.